21 Septembre 2018 > 23 Septembre 2018
10 euros/jour (lunch vendredi-samedi et petit-déjeuner samedi-dimanche compris)
20 euros/pass 3 jours (lunch vendredi-samedi et petit-déjeuner samedi-dimanche compris)
Inscriptions avant le 14.09.2018
(ATTENTION: veuillez indiquer les ateliers que vous voulez suivre les après-midi dans la section "Commentaires")

L'inscription peut se faire via le formulaire accessible sur ce site version classique.
La Urban Academy s’adresse aux artistes, opérateur·trice·s culturel·le·s, producteur·trice·s, mandataires politiques, étudiant·e·s, acteur·trice·s sociaux·ales de terrain et à tou·te·s les citoyen·ne·s intéressés par l’art dans l’espace public.
Français et anglais (traduction simultanée / facilitation)
DEBATS ET ATELIERS :
La Bellone
21.09
09:00-16:30 (débats & workshops)
18:00-19:00 (conférence Chantal Mouffe)
22.09
07:30-09:30 (yoga & petit-déjeuner)
09:30-17:00 (débats & workshops)
23.09
08:30-10:30 (yoga & petit-déjeuner)
10:30-12:30 (conclusions)

INTERVENTIONS URBAINES :
Bruxelles, Anderlecht, Molenbeek: 21.09 au 23.09, horaire encore à définir!
SIGNAL #7
Urban Academy & Interventions urbaines

SIGNAL est de retour pour une septième édition! Discussions, ateliers et interventions urbaines interrogent notre relation à la ville, et confrontent nos points de vue - que l'on soit d'accord ou pas.

La Joie du désaccord

Si la question du Commun est plus que jamais au cœur de notre vie ensemble et de notre urbanité, ce serait une erreur d’en déduire, au nom de l’intérêt général, un consensus permanent. La ville est aussi constituée d’espaces d’opposition et de conflit d’opinions. De ces frictions jaillissent les étincelles de la démocratie, dans ces désaccords nous nous sentons vivants.

L’art dans l’espace urbain n’échappe pas à ces fructueuses confrontations. Il en est même souvent un exemple, car par nature il se voit forcé de quitter les sentiers battus de la logique artistique pour se confronter à d’autres réalités propres à la ville, et à des systèmes qui lui semblent antagonistes. Pensons au commerce, au savoir-vivre, à la santé, au sport, à l’urbanisme, ou encore à la religion ou la fête, qui également traversent l’espace social et dont les intérêts, les codes, les modes opératoires, diffèrent de ceux de l’art. De ces confrontations naissent des œuvres qui nous touchent par les risques qu’elles prennent et les dialogues qu’elles ouvrent.

Ces thèmes parcourent le programme de la septième édition de SIGNAL / L’art et la ville de différentes manières : dans les œuvres présentées dans l’espace public et dans les débats et rencontres de la Urban Academy.

Avec :
Chantal Mouffe (BE/UK)
Joanna Warsza (PL/DE)
Tunde Adefioye (BE)
Mattin (ES)
Dmitry Vilensky & Olga Egorova / Chto Delat (RU)
Siniša Labrović (HR)
Katrien Verwilt/Metropolis & Vera Maeder / hello!earth (DK)
Mike Ribalta / FiraTàrrega (ES)
Floriane Gaber (BE/FR)
Stephen Collins/University of the West of Scotland (UK) & Michaël Gustavsson/Uppsala University (SE)
LUIT (FR)
Annie Vigier & Franck Apertet (les gens d’Uterpan) (FR)
Kubra Khademi (AF)
Maria Sideri (GR)
Galmae / Juhyung Lee (KR)
Ghost Army (BE)
François Durif (FR)
Le Geste qui sauve/Liévine Hubert (BE)
Reclaim the Future (EU)
Aquaserge (FR)
et bien d'autres...

Tunde Adefioye - Statement :

“ J’ai beaucoup réfléchi à la théorie post-coloniale après le lancement du livre Smash the Pillars (« Briser les piliers »), auquel j’ai assisté cette année, et lors duquel un des auteurs évoquait le fait que nous pouvons seulement parler de décolonisation, et non de post-colonisation. Après réflexion, je ne suis que partiellement d’accord avec cette affirmation. En un sens, l’auteur a raison, il y a encore beaucoup à décoloniser. Parce que, en particulier à cause du patriarcat et des effets de la mondialisation capitaliste, nous continuons à vivre dans un système colonial. Que ce soit au Brésil, où les afro-Brésiliens ont, ces 15 dernières années notamment, affirmé leur identité propre ainsi que leur histoire à travers les arts, la politique, etc. ; ou au Pays de Galles où beaucoup d’efforts ont été fournis pour mettre en évidence la répression de la langue galloise, et raviver celle-ci.
Selon moi, le désaccord est lié à l’urgence. L’urgence que moi, et ceux·celles que je considère comme des allié·e·s et complices, voyons et ressentons de manière concrète. Qu’il s’agisse, dans mon cas, de la menace réelle que j’éprouve quand je marche dans la rue en tant que personne noire, à la peau visiblement foncée, aux États-Unis, ou de la crise des réfugié·e·s causée par la mauvaise gestion des ressources écologiques - dernier impact du colonialisme – ainsi que comme conséquence de la surconsommation dans les pays qui ont le plus grand PIB. Pourtant je ne veux plus simplement le désaccord pour le désaccord, ou pour changer les personnes blanches et les institutions blanches.
Je veux être en désaccord d’une manière qui ouvre des alternatives vers un futur post-colonial où puissent s’écrire et se voir des rôles de premier plan pour les personnes oppressées et marginalisées, pour l’instant invisibles dans les discours de ceux·celles qui sont confortablement assis dans les positions de pouvoir. Souvent, mon point de départ pour entamer ce travail est le recours aux textes de penseurs·euses comme la professeure de droit et de théorie raciale critique (« Critical Race Theory ») Kimberlé Crenshaw, qui nous a offert le concept d’intersectionnalité.
Patricia Hills Collins et l’accent qu’elle a mis sur la pensée féministe noire constitue également une source dans laquelle je puise d’autres axes de pensée. Le travail de la penseuse et poétesse féministe queer Audre Lorde me donne également des pistes sur les manières de démanteler les structures actuelles, et de concevoir de nouveaux outils pour créer des alternatives qui ne soient pas fondées sur « une structure de classe partiarcale, capitaliste et suprémaciste blanche », comme dirait Bell Hooks. La compréhension historique de la façon dont les réalités coloniales créent le contexte d’aujourd’hui, pour quelqu’un comme la professeure Gloria Wekker, permet un autre type de conception. Enfin, l’emprunt au travail d’activistes comme « the three queer Black womxn » (Opal Tometi, Patrisse Cullors et Lisa Garza), qui ont initié le mouvement #Blacklivesmatter, m’aide à comprendre comment perturber pour mieux construire des alternatives. Pour l’instant, mon contexte de travail est une institution culturelle blanche trempée dans une sanglante histoire coloniale ; la ville où elle est implantée ; ses habitant·e·s, le tout lié à au contexte global, et je tente d’y appliquer les bases de savoir mentionnés ci-dessus comme force motrice pour créer des structures/espaces/communautés alternatives qui tâchent d’être aussi non-coloniales et non-hégémoniques que possible ; tout cela à l’intérieur d’un cadre de travail féministe." Tunde Adefioye, August 2018.

Joanna Warsza - statement :

"Les désaccords sont désagréables ; néanmoins nous devons nous souvenir que si nous jouissons de la plupart des droits civiques et des biens communs urbains, c’est parce qu’un jour, quelqu’un a marqué son désaccord, et qu’ensuite d’autres ont suivi. Désaccord sur le fait de céder sa place dans le bus, désaccord quant à se taire, désaccord quant à obéir…
En tant que curatrice, de manière plus ou moins volontaire, je me suis retrouvée les dernières années dans des situations conflictuelles, où la métapolitique est venue briser le spectacle de l’art. Ce que j’ai appris de ces circonstances est qu’arrêter de travailler comme de coutume peut s’avérer révélateur et productif.
Des situations de cette sorte révèlent d’intéressants dilemmes : que peut l’art pris au milieu d’un conflit politique ? Comment l’art peut-il être efficace socialement ? Quels sont les agendas cachés des modalités et conditions de l’art ? Quelle peut être la véritable responsabilité d’un organisateur, d’un membre de conseil d’administration, d’un curateur ou d’un artiste (au-delà du fait de montrer) ?
Les désaccords sont souvent brefs et éphémères, mais la vraie question serait de savoir les accepter, et de transformer de fortes et nécessaires différences et divergences en un accord substantiel pour les étapes suivantes du jeu."
 

Programme

Vendredi 21.09.2018

Urban Academy

9:00 > 12:00
Discussions
Provocateur: Tunde Adefioye (BE/US), avec Siniša Labrović (HR), Katrien Verwilt / Metropolis (DK), Floriane Gaber (BE/FR), Stephen Collins/University of the West of Scotland (UK) & Michaël Gustavsson/Uppsala University (SE)

13:00 > 16:00
Ateliers au choix menés par Siniša Labrović (HR), Franck Apertet (les gens d'Uterpan) (FR), Katrien Verwilt/Metropolis & Vera Maeder/hello!earth (DK), Stephen Collins/University of the West of Scotland (UK) & Michaël Gustavsson/Uppsala University (SE)

16:00 > 16:30
Résumé de la journée

18:00 > 19:00
Conférence de Chantal Mouffe (sur inscription)
"Comment revitaliser la démocratie à l'heure de la post-politique"​
La philosophe inspiratrice de Podemos et de la France insoumise, auteure de "L’Illusion du consensus" et de "Pour un populisme de gauche" nous offre une réflexion radicale sur la nécessité du débat et du désaccord. Avec traduction simultanée vers l’anglais.

Interventions Urbaines

14:00 > 17:30 François Durif - "Vie, vite, vitre, vitrier"
20:00 > 22:30 LUIT - "Marché Noir"
 

Samedi 22.09.2018

Urban Academy

07:30 > 08:30
Yoga

08:30 > 09:30
Petit-déjeuner

09:30 > 12:30
Discussions
Provocatrice: Joanna Warsza (PL/DE), avec Mattin (ES), Dmitry Vilensky & Olga Egorova / Chto Delat (RU), Mike Ribalta / FiraTàrrega (ES), Franck Apertet (les gens d'Uterpan) (FR)

13:30 > 16:30
Ateliers au choix menés par Mattin (ES), Dmitry Vilensky & Olga Egorova / Chto Delat (RU), Mike Ribalta / Fira Tarrega (ES)

16:30 > 17:00
Résumé de la journée

Interventions Urbaines

08:00 > 14:00 Kubra Khademi - "Eve Is A Seller"
08:00 > 20:00 Galmae / Juhyung Lee - "C’est pas là, c’est par là" - installation
En continu      Ghost Army
13:00 > 16:30 François Durif - "Vie, vite, vitre, vitrier"
15:00 > 18:00 Reclaim the future
18:00 > 19:30 Reclaim the Future - Repas partagé
19:00 > 20:00 Mattin - "Social Dissonance"
21:00 > 22:00 Galmae / Juhyung Lee – "C’est pas là, c’est par là"  - performance

Dimanche 23.09.2018

Urban Academy

08:30 > 09:30
Yoga

09:30 > 10:30
Petit Déjeuner

10:30 > 12:30
Conclusions avec les provocateur·trice·s Tunde Adefioye (BE/US) et Joanna Warsza (PL/DE)

Interventions Urbaines

En continu      Ghost Army
11:00 > 14:30 François Durif - "Vie, vite, vitre, vitrier"
13:30 > 16:00 Le Geste qui sauve/Liévine Hubert - "No Regret" 
14:00 > 17:00 les gens d’Uterpan – "Défilés"
15:00 > 17:00 Maria Sideri - "Déviation"
18:00 > 19:30 Aquaserge

Ateliers Urban Academy

VENDREDI 21.09.2018

1/ Atelier mené par Siniša Labrović (HR)


Je suis ici, mais je ne sais pas où
Entre 1945 et 1991, la Croatie faisait partie de la Yougoslavie, un État communiste/socialiste dans lequel la plupart des propriétés étaient publiques et appartenaient à l’État. Hôtels, usines, terres, forêts, parcs, appartements, hôpitaux, infrastructures sportives, stations balnéaires, routes, distribution d’eau ou encore installations électriques étaient des propriétés publiques. En 1991, la Croatie devient un État indépendant et démocratique. Les deux événements associés, aujourd’hui encore, à l’Indépendance sont : la guerre, qui a duré de 1991 à 1995, et la privatisation des propriétés publiques et de l’État. Ce processus de privatisation peut être décrit comme un pillage et une destruction de tous les biens publics en faveur des intérêts privés de ceux qui étaient proches des dirigeants politiques.
Plusieurs performances de l’artiste, réalisées en espace public, seront présentées au cours du workshop. Siniša Labrovic exposera également les interventions artistiques d’autres artistes croates. Toutes ces actions concernent de près ou de loin l’acte de voler, mais aussi la défense de l’espace et des biens publics.
Le mot adéquat pour décrire ce processus est « transition », une transition interminable ; ainsi en Croatie l’on peut dire : « Je suis ici, mais je ne sais pas où ». La discussion est fortement souhaitée et sera au cœur du processus de ce workshop.

2/ Atelier mené par Franck Apertet (les gens d’Uterpan) (FR)

La carte et le quotidien - Écriture spatiale avec contraintes
Ce workshop, mené par Franck Apertet, propose de découvrir sous forme d’atelier pratique les phases de mise en œuvre du projet Topologie des gens d’Uterpan. Les participant·e·s mèneront le repérage qui permet de situer, puis de porter sur les plans de villes données, le graphique étalon de Topologie. Un graphique qui ne peut être déformé et qui va conditionner l’écriture de partitions physiques et d’une partition sonore.
Après une présentation du projet Topologie, les participant·e·s, par groupes, vont travailler sur les plans de villes différentes afin d’y déterminer l’emplacement du graphique étalon. Ils feront les repérages nécessaires à partir d’internet pour déterminer les parcours qui vont influencer l’écriture des partitions physiques et sonores.
En collaboration avec la FAI-AR.

3/ Atelier mené par Katrien Verwilt / Metropolis & Vera Maeder / hello!earth (DK)

Metropolis in - walking out
Le workshop se déroulera en deux parties: un exposé et une discussion sur Metropolis avec Katrien Verwilt, suivis d’une promenade dans l’espace public menée par Vera Maeder.
Metropolis [Performance et art dans l’espace public], est une plateforme artistique oeuvrant à l’émergence de la ville créative. Cette initiative du Théâtre International de Copenhague sort du théâtre et pénètre la ville, pour y créer de l’art, du débat et de la vie. L’objectif est d’enfreindre les fondements établis de l’art, et en particulier l’image traditionnelle des arts vivants. Métropolis était d’abord un festival, de 2007 à 2015, et est devenu depuis 2017 une saison d’été présentant des expériences d’art vivant dans les rues de la ville, éloignées des spectacles de rue traditionnels, mais orientées vers la transformation artistique d’immeubles, de squares ou de rues emblématiques. Ces expériences incluent la mise en scène de la vie quotidienne, des installations en espace public, le travail d’artistes avec des groupes locaux, des expériences artistiques dans des lieux mobiles éphémères ainsi que des excursions aux abords de la ville. On y conte les récits de la diversité urbaine ; tous les formats et media sont expérimentés. La ville est à la fois l’objet, le sujet et le cadre.
www.metropolis.dk

4/ Atelier mené par Stephen Collins/University of the West of Scotland (UK) & Michaël Gustavsson/Uppsala University (SE)

Définir le centre - Expérimentations culturelles en situation périphérique
Cet atelier rassemble deux des chercheurs du projet Reclaim the Future, une collaboration de deux ans de cinq compagnies de théâtre, soutenue par le programme Creative Europe de l’Union Européenne, et qui figure également au programme des interventions urbaines de SIGNAL. L’objectif du projet était de rassembler des compagnies et des artistes travaillant à la périphérie de l'Europe, afin de mettre en commun des processus, d’explorer des idées et de développer des liens culturels plus étroits dans une époque de discorde politique.
Le séminaire explore les thèmes-clés qui ont émergé au cours de cette collaboration, examine ses succès et échecs, et tâche de contextualiser son importance théorique, artistique et politique.
Connais ta place  - Michael Gustavsson, Uppsala University
La polarisation entre un centre économiquement et culturellement en expansion, et une périphérie à la traîne et vulnérable, est généralement analysée en termes de « manque » de ressources économiques et culturelles. La centralité des institutions économiques et politiques urbaines crée une conception insulaire de la culture et du savoir ; les conditions et conséquences de la vie en ville sont généralisées, les normes urbaines sont promues en prétendue neutralité. Mais les cultures périphériques et locales peuvent être, à l’inverse, appréciées dans le cadre de leur horizon propre, considéré comme central, plutôt que définies uniquement par ce qu’elles n’ont pas ou ne sont pas. Est-il possible d’envisager la vulnérabilité rurale et périphérique, les possibilités et limites qui s’y expriment dans le maintien de modes de vies viables et résilients, comme une ressource pour un art et des actions autonomes ? Les contextes décrits depuis la perspective du « centre » en termes de « manque » peuvent constituer, pour celles et ceux qui vivent leurs vies à la périphérie, des conditions qui au contraire rendent possible la résistance, l’autosuffisance et l’autonomie. Au lieu de tenir pour acquise la centralité du centre, on peut comprendre la périphérie en termes d’appartenance.
Les arts sur le fil : mettre en scène un spectacle à An t-Eilean Fada - Dr Stephen Collins, University of the West of Scotland
Comment le centre est-il défini ? Il existe en tant que siège du pouvoir politique et culturel, incluant ou excluant chaque chose de son pourtour. En Écosse, c’est aussi, essentiellement, l’arbitre du succès, la mesure en vertu de laquelle se juge l’excellence artistique. Convoquant le thème du « dissensus » (Rancière, 2011), cette conférence cherche à explorer si la tension entre centre et périphérie peut être utile pour la connaissance du moment présent politique et culturel, et inspirer la politique artistique écossaise dans ses choix à venir.

SAMEDI 22.09.2018

1/ Atelier mené par Mattin (ES)


Dissonance sociale
Au cours de ce workshop les participant·e·s tâcheront d’interpréter cette partition presque impossible :
« Écoutez attentivement.
Le public est votre instrument, jouez avec lui afin de comprendre pratiquement comment nous sommes nous-mêmes souvent instrumentalisé·e·s.
Préparez le public à l’aide de concepts, de questions et de mouvements, comme moyen d’explorer la dissonance qui existe entre le narcissisme individuel encouragé par le capitalisme, et notre capacité sociale ; entre notre manière de nous percevoir comme des individus libres dotés d’agentivité, et la façon dont nous sommes socialement déterminés par les relations capitalistes, la technologie et l’idéologie.
Réfléchissez à la relation je/nous, en définissant la dissonance sociale.
Aidez à l’émergence du sujet collectif. »
Cette partition sera exécutée plus tard ce même jour pendant une heure, à partir de 19:00. Les participant·e·s du workshop prennent également part à cette performance ouverte au public.

2/ Atelier mené par Tsaplya Olga Egorova et Dmitry Vilensky / Chto Delat  (RU)

Les conflits irréconciliables – Les fondements de la tragédie contemporaine
Le workshop s’élaborera à partir d’une discussion sur deux de nos films, issus d’un tryptique de comédies musicales engagées sur lesquelles notre collectif travaille depuis 2008. Le premier, The Tower : A Songspiel (2009) s’inspire de documents réels et d’une analyse du conflit qui a opposé autorités et société autour de l’installation du siège de Gazprom dans un gratte-ciel de 403 mètres. Ce projet a engendré une des plus féroces confrontations de l’histoire politique russe récente, la tour étant vue par les autorités comme le symbole d’une Russie renouvelée et modernisée. Comment de tels symboles sont-ils produits ? Comment la machine idéologique du pouvoir fonctionne-t-elle ? Comment de tels projets sont-ils imposés malgré la résistance des citoyen·ne·s ?
Le second, Partisan Songspiel, commence par l’image de la répression politique (expulsions forcées) exercée par le gouvernement de la ville de Belgrade sur les Roms durant l’Universiade d’été de 2009. Ce film envoie un message politique universel sur l’existence des oppresseurs et des oppressés : en l’occurence, le gouvernement de la ville, les profiteurs de guerre, et les magnats des affaires versus des groupes de personnes défavorisées – ouvrier·ère·s, militant·e·s d’ONG ou activistes de groupes minoritaires, anciens combattants invalides, et minorités ethniques.
La discussion autour de ces deux films nous permettra d’aborder un large éventail de politiques de désaccord existant en milieu urbain. La manière dont un conflit apparaît et se développe sera questionnée, et les participant·e·s tenteront d’imaginer comment celui-ci pourrait se développer autrement.

3/ Atelier mené par Mike Ribalta / FiraTàrrega (ES)

Problèmes à Tàrrega ?
FiraTàrrega est la foire internationale d’arts vivants qui a lieu tous les ans à Tàrrega (Espagne), durant la deuxième semaine de septembre. Fondée en 1981, c’est une grande vitrine de ce qui se fait dans le domaine des arts vivants, offrant une programmation éclectique incluant des spectacles en intérieur, et qui met l’accent sur les arts de la rue ainsi que sur  les spectacles visuels et non conventionnels. Considérée comme un espace de rencontres et un lieu de référence international pour les débats du secteur, les objectifs principaux de FiraTàrrega sont de stimuler le marché des arts vivants, d’ouvrir la voie à l’internationalisation des compagnies ; d’accompagner et de promouvoir la création des artistes émergents ; d’encourager la formation, en particulier centrée sur la création artistique et la gestion culturelle, et de générer la création d’alliances stratégiques développant circuits d'arts de la rue ou productions transnationaux.
Cette année FiraTàrrega présente deux créations dans un cimetière municipal. Ces deux créations veulent questionner la mémoire, la mort et la vie. L’utilisation du site a engendré des plaintes, et permis d’intéressants débats dans les médias locaux et sur les réseaux sociaux.
Ces deux situations seront étudiées dans le cadre du workshop.

Interventions urbaines

Infos complètes : www.signal2018.com

VIE, VITE, VITRE, VITRIER !
François Durif (FR)
Performance promenée

Vendredi 21 septembre
14:00 – 17:00 : Déambulation Dansaert / Molenbeek / Rue de Flandre
17:00 Rendez-vous @ Maxi Mousse, Rue de Flandre 51
Samedi 22 septembre
13:00 – 16:00 : Déambulation Centre / Mont des arts / Sablon / Bvd de Waterloo / Marolles
16:00 : Rendez-vous @ Café Le Chineur, Place du Jeu de Balle
Dimanche 23 septembre 2018
11:00 – 14:00 : Déambulation Abattoirs d’Anderlecht / Rue Heyvaert / Place Lemmens
14:00 Rendez-vous @ Place Lemmens

Le plasticien-conteur érudit et fantasque promène dans les rues de Bruxelles son vitrier parisien inspiré du Mauvais Vitrier de Baudelaire.
Il réclame « la vie en beau ! » et nous donne rendez-vous à l’issue de chacune de ses
pérégrinations pour en partager le récit.


MARCHÉ NOIR
LUIT (Laboratoire Urbain d’Interventions Temporaires) (FR)
Échange de valeurs interactif

Vendredi 21 septembre
Place Sainte-Catherine - 20:00 – 22:00

Autour d’étals installés sur une place, s’échangent des valeurs plus humaines que commerciales. Négociation, salle des marchés, séance de cotation sont autant de moyens pour interroger nos désirs. Et peut-être inventer
de nouvelles équivalences ?


RECLAIM THE FUTURE
Nomadic Carnivals for Change (EU)
Parade européenne

Samedi 22 septembre
Départ au Mont des Arts (voir plan) - 15:00 – 18:00 (repas partagé aux Halles Saint-Géry à 18:00)

Venus de cinq pays européens, cinq carnavals inventés, imaginant le futur que nous espérons et voulons offrir aux prochaines générations, fusionnent en une ultime parade bruxelloise. Chacun est invité à suivre la parade et à partager le petit repas qui la clôture.

GHOST ARMY
Ghost Army (BE)
Performance-installation participative

Samedi 22 et dimanche 23 septembre
Quai à la Houille - en continu

Les artistes bruxellois Isabelle Bats et Boris Dambly s’inspirent d’un bataillon d’artistes de la Seconde Guerre mondiale pour lever une nouvelle armée fantôme et créer une zone à défendre. Pour la lutte poétique, les actes de résistance et d’insoumission, engagez-vous, rengagez-vous !

SOCIAL DISSONANCE
Mattin (ES)
Instrumentalisation collective

Samedi 22 septembre
La Bellone - 19:00

Le musicien conceptuel basque propose une expérience d’une heure pour comprendre pratiquement comment nous sommes généralement instrumentalisés. Un jeu entre narcissisme capitaliste et capacité sociale, entre libre arbitre et déterminismes sociétaux.

C’EST PAS LÀ, C’EST PAR LÀ
Galmae / Juhyung Lee (KR)
Installation et performance participative

Samedi 22 septembre
Carrefour de l’Europe (entrée principale gare centrale) - Installation : 9:00 – 20:00 + Performance : 21:00 – 22:00

L’artiste coréen tisse lentement une installation faite de bouts de ficelle. Celle-ci finit par empêcher totalement le passage. Démêler cette toile d’araignée se fera ensemble, et nécessitera délicatesse, ingéniosité
et négociation. Feu de joie pour récompense !

EVE IS A SELLER
Kubra Khademi (AF)
Performance polémique

Samedi 22 septembre
Marché des Abattoirs (24, rue Rospy Chaudron, 1070 Anderlecht) - 08:00 – 14:00

L’artiste afghane, aujourd’hui réfugiée en Europe, questionne la place de la femme dans l’espace public. Elle réactive le mythe du Fruit défendu et de la « faute » d’Ève dans le contexte d’un marché contemporain. Quand les fruits et légumes s’avèrent subversifs…

NO REGRET
Le Geste qui sauve / Liévine Hubert (BE)
Danse surprise

Dimanche 23 septembre
Grand-Place - 13:30 + 14:30 + 15:30

Seule, une jeune femme commence devant quelques spectateurs une chorégraphie inspirée du langage des sourds et malentendants,
dont le sens nous semble obscur. Mais la signification va apparaître peu à peu, et la danse se multiplier… Surprise.

DÉFILÉS
Annie Vigier et Franck Apertet (les gens d’Uterpan) (FR)
Marches silencieuses

Dimanche 23 septembre
Dans les rues de Bruxelles - 14:00 – 17:00

Les chorégraphes français qui aiment détourner la fonction des espaces publics ou culturels font traverser la ville par un groupe de gens. Sans être annoncés, ils se meuvent comme des manifestants, mais n’en possèdent aucun signe extérieur. Que reste-t-il de la mobilisation, quand seul reste le mouvement ?

DÉVIATION
Maria Sideri (GR)
Procession avec pauses

Dimanche 23 septembre
15:00 – 17:00
Procession : Parvis St Jean-Baptiste > Kanal/Centre Pompidou > Parc Maximilien > Rue de Brabant > Gare du Nord

L’artiste grecque s’intéresse aux quartiers où l’on ne va pas, parce qu’on y a peur, parce qu’on s’y sent mal vu, parce qu’on n’y est pas bienvenu. Avec un groupe de Bruxellois avec lesquels elle a travaillé en amont, elle conçoit une procession, ponctuée d’actions parlées, chantées, slamées, écrites ou dessinées. La procession se termine de manière informelle, par un moment festif.

AQUASERGE
Concert in-situ

Dimanche 23 septembre
Salle omnisports Rue Rempart des Moines (Rue du Rempart des Moines 101-103/1000 Bruxelles) - 18:00

Un des groupes le plus inspirés du moment, né dans une étable sur le plateau de Millevaches (haut lieu de contreculture et de réinvention sociale) clôt par un concert bien accordé ce festival désaccordé. Une musique inclassable, ici dans une version acoustique, augmentée de cuivres et d’un clavecin, dans un lieu inattendu.

Intervenant·e·s et artistes

Tunde Adefioye (BE/US)
Tunde Adefioye, né à Los Angeles, a étudié les Women’s Studies, la biologie moléculaire et la bio-informatique, et est titulaire d’un doctorat en chemoinformatique de la KULeuven. Il a fondé le groupe de poésie Urban Woorden avec des étudiant·e·s belges et internationaux·ales. Tunde travaille depuis 2016 au sein de l’équipe artistique de Michael De Cock au KVS, comme « dramaturge urbain » : à ce titre, il cherche comment utiliser la ville comme toile conceptuelle sur laquelle provoquer des dialogues. En parallèle, Tunde a travaillé comme dramaturge pour plusieurs projets et a programmé Beyond the Binary, une soirée centrée sur l’intersection de l’identité queer, des origines ethniques et du genre.

Joanna Warsza (PL/DE)
Joanna Warsza (née à Varsovie, basée à Berlin) est curatrice, travaillant essentiellement dans le secteur public plutôt que muséal. Elle dirige le CuratorLab à l’Université de Konstfack de Stockholm. Programmatrice associée à la 7ème Biennale de Berlin en 2012, elle a été curatrice, entre autres, du pavillon géorgien de la 55ème Biennale de Venise, du programme public de Manifesta 10 à Saint-Petersbourg, ou encore de Public Art Munich en 2018. Elle a récemment publié  Can’t Work Like This: A Reader on Recent Boycotts and Contemporary Art (Sternberg Press, 2017) et Empty Stages, Crowded Flats: Performativity as Curatorial Strategy, en collaboration avec Florian Malzacher (Alexander Verlag, 2017).

Chantal Mouffe (BE/UK)
Chantal Mouffe est professeure de théorie politique au Centre pour l’Etudes de la Démocratie à l’Université de Westminster, à Londres. Elle a été enseignante-chercheuse dans de nombreuses universités en Europe ainsi qu’en Amérique du Nord et du Sud, mais aussi consultante à l’Université Internationale de Philosophie de Paris. Elle est l’auteure de nombreux livres qui abordent le concept de démocratie par le prisme d’une pensée post-marxiste et anti-essentialiste. Aux modèles délibératifs et libéraux, Chantal Mouffe oppose l'idée et le projet d'une « démocratie radicale et plurielle ».

Floriane Gaber (BE/FR)
Après  des  études  au  Conservatoire  royal  d'art  dramatique  à  Mons  (Belgique), Floriane  Gaber  obtient une  thèse  de  lettres  à  Paris  III,  où  elle  coordonne  le  CRAR  (Centre  de  recherche  sur  les  arts  de  la  rue, 1992-1998).  Dans  le  cadre  du  réseau  européen  Eunetstar  (2003-2006),  elle  rédige  deux  études  (sur les  publics  des  arts  de  la  rue  et  sur  l'accompagnement  des  productions  transnationales).  De  2014  à 2016,  elle  coordonne  la  MNACEP  (Mission  nationale  pour  l'art  et  la culture  dans  l'espace  public). Journaliste,  elle  écrit  sur  la  rue,  le  cirque,  le  théâtre,  la  danse  contemporaine  et  les  expressions artistiques  non  occidentales.  Elle  enseigne  à  Paris  8  et  à  l'université  d'Amiens  Picardie  Jules  Verne.

Siniša Labrović (HR)
Siniša Labrovic est artiste performeur et multimédia. Ses performances reposent souvent sur la participation du public, ainsi que sur l’histoire inscrite dans le contexte où il opère, et s’articulent autour des tensions actuelles et des transformations qui reflètent les conflits politiques, sociaux, autour des classes, des genres, et autres tensions. Malgré les sujets abordés cela ne l'empêche pas d’utiliser l’humour et la satire dans son travail. Il se plait à adopter des formes existantes, telles que la téléréalité ou le référendum qu’il nourrit d’une substance surprenante et imprévisible.
Plus d'infos sur les sites de Calvert Journal, Youtube, Performing the East, Museum of non Visible Art.

Annie Vigier et Franck Apertet (les gens d’Uterpan) (FR)
Le travail des gens d’Uterpan questionne les normes et les conventions qui régissent l’exposition et le spectacle vivant, entre autres par une prospection des limites du corps et de la représentation. En s’appuyant sur les mécanismes d’ajustement de l’individu, du corps et de la création à ces contextes, les artistes constituent une œuvre critique à partir d’une pratique initiale de chorégraphes. Leur travail investit des lieux d’art (centres d’art, musées, galeries, théâtres) ainsi que l’espace urbain. Annie Vigier et Franck Apertet (les gens d’Uterpan) sont représentés par la galerie Salle Principale (Paris).
www.lesgensduterpan.com
www.salleprincipale.com

Katrien Verwilt / Metropolis (DK)
Katrien Verwilt obtient un Master en Philologie Romane et en Études théâtrales des universités de Leuven, Bologne et Aarhus avant de commencer sa formation en management culturel avec KAOSPILOT (DK). En 1994, elle rejoint l’équipe de la 96ème Capitale Européenne de la Culture à Copenhague en tant que secrétaire internationale. Elle est au Københavns Internationale Teater (Théâtre International de Copenhague) depuis 1998 comme programmatrice et co-directrice.
www.metropolis.dk

Vera Maeder / hello!earth (DK)
Vera Maeder vient de la danse et du théâtre (School for New Dance Development Amsterdam et Theatre Academy Berlin UDK). Elle a depuis lors travaillé comme performeuse, directrice/chorégraphe et artiste conceptuelle, et continuellement expérimenté les limites du performatif. Elle enseigne actuellement au Département du Design Durable de l’Université de Linneaus en Suède, et est l’une des fondatrices, ainsi que la directrice artistique de hello!earth.
hello!earth crée des œuvres transdisciplinaires participatives avec une approche relationnelle, dans laquelle la présence du public est un élément central et co-créateur, au sein de diverses propositions basées sur le contexte, dans l’espace public ou les environnements naturels.
https://www.helloearth.cc

Stephen Collins/University of the West of Scotland (UK)
Stephen Collins achève en 2015 un doctorat en protection du folklore par le droit d’auteur à l’École de Droit de l’Université de Glasgow. Il possède une formation théâtrale, aussi bien comme praticien que comme universitaire. Diplômé en 2005, il a travaillé comme metteur en scène avec diverses compagnies au Royaume-Uni et au-delà, notamment au Théâtre National d’Écosse et au Théâtre National du Ghana. Au Ghana, il développe une passion pour le théâtre communautaire, et contribue à la création du Centre de Théâtre Communautaire de Jamestown en 2007. En tant qu’universitaire, il a enseigné au département d’Études Théâtrales et à l’École de Droit de l’Université de Glasgow. Il a été nommé professeur en Art Dramatique et en Performance à la University of the Highlands and Islands (Écosse) de 2014 à 2016 ; et professeur en Performance à la University of the West of Scotland. Stephen Collins siège actuellement au conseil d’administration du projet « Act for Change » à Accra, au Ghana. Ses publications sont accessibles via le lien suivant : https://westscotland.academia.edu/SteveCollins.

Michaël Gustavsson/Uppsala University (SE)
Michael Gustavsson est professeur de littérature comparée et chercheur associé au Département de Philosophie de l’Université d’Uppsala. Il a publié des essais sur des questions de théorie esthétique, de langage et d’épistémologie, ainsi que de théorie et de méthodologie des arts, des sciences humaines et des sciences sociales. Ses recherches actuelles portent sur la culture, le savoir, et la question du lieu, ainsi que sur le savoir et l’art au centre et à la périphérie de la société libérale moderne. Cette recherche concerne plus particulièrement le conflit existant entre les formes et les normes de vie centrales, d’une part, et marginalisées de l’autre.

Mattin (ES)
Mattin (né à Bilbao, vit actuellement à Berlin) est artiste et travaille avec le bruit et l’improvisation. Son travail cherche à interroger les structures économiques et sociales de la production artistique sonore expérimentale, dans la performance live, l’enregistrement et l’écriture. Il souhaite questionner la nature et les paramètres de l’improvisation, en particulier la relation de la notion de « liberté » et l’idée d’innovation constante qu’elle implique, avec les conventions établies de l’improvisation en tant que genre, ainsi que les éléments qui constituent la situation de concert - le public, et l’espace social et architectural.
Il a achevé l’an dernier un doctorat à l’Université du Pays Basque. Il a publié Noise & Capitalism avec Anthony Iles en 2009 et, en 2012, Unconstituted Praxis - ces deux livres sont disponibles en ligne (voir ci-dessous). Mattin a par ailleurs participé à la Documenta 14 d’Athènes et Cassel en 2017, avec Social Dissonance.
Plus d'infos sur le site de Mattin, dans cet article publié dans Volume! et dans ce texte.

Tsaplya Olga Egorova et Dmitry Vilensky / Chto Delat  (RU)
Le collectif Chto Delat (« Qu’y a-t-il à faire ? ») a été fondé en 2003 à Saint-Petersbourg, par un groupe d’artistes, de critiques, de philosophes et d’écrivains, avec l’intention de faire cohabiter théorie politique, art et activisme. Chto Delat se voit comme un organisateur communautaire pour un certain nombre d’activités culturelles, résolu à politiser la « production du savoir » à travers les redéfinitions d’une autonomie engagée des pratiques culturelles actuelles, ainsi que comme cellule artistique. En 2013 Chto Delat lance une plateforme éducative - l'École d’Art Engagé à Saint-Petersbourg - et gère un lieu, la Rosa’s House of Culture. Depuis ses débuts, le collectif publie un journal anglo-russophone qui met l’accent sur la politisation de la situation culturelle russe, en dialogue avec le contexte international.
https://chtodelat.org

Mike Ribalta / FiraTàrrega (ES)
Mike Ribalta est diplômé d’histoire de l’art et possède un master en Création et production de fiction et de divertissement. Il est à la tête du département Professionnels et relations internationales de la FiraTàrrega depuis 2001. À ce tire, il est directeur du Marché d’arts vivants la Llotja. Il a monté et développé la stratégie coopérative internationale de la foire, et est le coordinateur des projets transnationaux de coopération dans lesquels FiraTàrrega est impliquée. Il est par ailleurs membre du comité de direction du réseau Circostrada.
https://www.firatarrega.cat/

François Durif (FR)
Depuis son diplôme à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris (1997), François Durif multiplie les expériences hors du monde de l’art. De celles-ci, il fait son matériau, en se tenant à une pratique d’écriture qui lui permet de relier des moments de vie et d’éprouver le désir d’artiste. Il travaille in situ : installations, vidéos, lectures, reliefs de ses actions jalonnent l’espace d’exposition. Il assume ainsi le risque d’une pratique discontinue et développe un art de la discrétion.

LUIT (FR)
Le LUIT - Laboratoire Urbain d’Interventions Temporaires - est un groupe de travail co-dirigé par Zelda Soussan et Aurélien Leforestier, réunis par la recherche et l’expérimentation artistique dans l’espace public. Les travaux du LUIT sont à la fois des projets en territoires et des productions théâtrales. Ces formes transversales impliquent des artistes et des chercheur·e·s en composant avec les outils et les méthodes issus de ces différents savoir-faire. L’espace urbain en est à la fois son principal lieu, support et objet de travail. Le laboratoire travaille différents axes de recherche : le renouvellement de la notion de participation, les potentiels de fiction de la ville, la composition à partir des logiques géopolitiques (relation centre-périphérie, gentrification, appropriation de l’espace public...), pour élaborer des outils méthodologiques liés à nos pratiques sur le territoire.

Reclaim the Future (EU)
Depuis deux ans, cinq compagnies de spectacle vivant construisent ensemble Reclaim the Future, dans le cadre du programme européen Horizon 2020 / Europe créative : Teatermaskinen (Riddarhyttan, Suède), Rural Nations (Stornoway, Grande-Bretagne), Visões Úteis, (Porto, Portugal), DDT (Riga, Lettonie) et la Compagnie des Mers du Nord (Grande-Synthe, France). Dans chacun de ces pays, les compagnies accompagnées de centaines de participants inventent des réponses artistiques aux interrogations universelles suivantes :
De quel futur rêvons-nous ?
Quel futur voulons-nous vivre ?
Qu’est ce qu’il faut changer pour ça ?
Que voulons-nous laisser après nous ?
Pour clôturer ce projet européen de deux ans, les cinq pays se retrouvent à Bruxelles pour une parade finale présentée dans le cadre de SIGNAL #7.

Ghost Army (BE) - Boris Dambly et Isabelle Bats
Boris Dambly est scénographe et performeur. Il vit et travaille à Bruxelles. Né en 1985 en Belgique, il débute son cursus artistique en Angleterre, à l’université d’Art et de Design de Derby puis décide de rentrer en Belgique. Apres un passage à la faculté de philosophie de l’Université libre de Bruxelles, il s’inscrit à l’ENSAV - La Cambre où il obtient son master en scénographie. Depuis la fin de ses études, en 2010, il a fondé la plate-forme de performance RE:c, grâce à laquelle il participe à différents festivals tels que Trouble en Belgique, Interakcje en Pologne, PPP en Suisse, Asiatopia en Thaïlande et Pan Asia en Corée du Sud et récemment au Palais de Tokyo dans le cadre du festival Do Disturb. En qualité de scénographe, il collabore avec de nombreux metteurs en scène dont Yves-Noël Genod au Bouffes du Nord et Claude Schmitz dans le cadre du Kunstenfestivaldesarts.
Isabelle Bats est née à Charleroi en 1969. Après des études à l’INSAS en section Mise en scène, elle se lance d’abord dans des projets d’écriture et de mise en scène notamment au théâtre de la Balsamine, au théâtre Océan Nord et aux Halles de Schaerbeek. Elle conçoit par la suite des spectacles plus intimes qu’elle écrit et dans lequel elle joue : Energie Fossile, Anne et Isabelle – a soap, Trampoline, plus récemment Les petits ruisseaux font les grandes rivières, Life’s what you make it et THIS / IS / ANOTHER / PLACE. Elle crée également des performances, comme Perfect match et Smashing hits, dans des cadres de festivals ou de soirées composées. Elle a publié Entre autres choses aux éditions Déjeuner sur l’herbe.

Galmae / Juhyung Lee (KR)
Juhyung Lee est né en 1991 en Corée du Sud. Il découvre les arts de la rue pendant son service civil à Séoul, en participant aux spectacles de Générik Vapeur. Après avoir animé un service de tuk tuk touristique mettant son quartier natal en récit, il part en France se former aux arts de la rue en autodidacte auprès de Générik Vapeur. En découvrant les grandes formes spectaculaires, Juhyung Lee est frappé par la capacité des arts de la rue à transfigurer des lieux symboliques pour les réinvestir dans une joie émancipatrice à l’instar de la place Ganghwamun, épicentre des manifestations politiques et sociales à Séoul. La portée politique de son travail réside dans la manière d’y impliquer le public, sollicité pour accomplir des gestes simples : partager un gâteau, démêler un écheveau géant… Ses dispositifs impulsent une action participative en même temps qu’ils en révèlent la portée symbolique. La résolution du casse-tête proposé à ce corps collectif en mouvement requiert la nécessaire prise en compte de l’autre, « une problématique universelle, vitale, quotidienne, qui outrepasse le cadre artistique ».

Kubra Khademi (AF)
Kubra Khademi est une artiste afghane née en 1989. Performeure et féministe, elle explore par son travail sa vie de femme et de réfugiée. Kubra Khademi a étudié les arts plastiques à l’Université de Kaboul, et à l’Université Beaconhouse de Lahore au Pakistan. C’est là qu’elle a commencé à créer des performances pour l’espace public. Travail qu’elle a continué à son retour à Kaboul, avec en filigrane une certaine critique de cette société patriarcale totalement dominée par les hommes. En 2015, elle performe Armor dans les rues de Kaboul. Suite à cette performance très polémique, elle est menacée de mort et forcée de fuir son pays dans les jours qui suivent. Elle est aujourd’hui basée à Paris. Elle a reçu le titre de Chevalier de l’Ordre des Arts et des lettres par le Ministre de la Culture en France.

Le Geste qui sauve / Liévine Hubert (BE)
« Le Geste qui sauve » est une compagnie fondée en 2012 par des comédiens issus de l’Ecole Internationale de Création et de Théâtre à Bruxelles, aujourd’hui animée par Liévine Hubert. Elle développe les activités de la compagnie autour des questions d’espace, d’interdisciplinarité, d’espace public et de participation du public. La principale marque de fabrique de ce groupe est de mettre le corps au centre du travail. Liévine Hubert développe des projets entre expérimentation et pédagogie. Elle lance le Laboratoire de l’ordinaire, dédié aux gestes du quotidien et met en place des ateliers de gestes et de chant aussi bien dans des écoles que des festivals. Parallèlement à son travail artistique, elle collabore avec la compagnie LOUMA à Rennes (compagnie de danse contemporaine), le Réseau des Arts à Bruxelles et le Festival FrancoFaune à Bruxelles.

Maria Sideri (GR)
Le travail de Maria Sideri se situe quelque part entre la performance et la chorégraphie, et se base sur le mouvement, la geste et la voix. Formée en danse et en anthropologie, elle s’intéresse à la relation entre la performance et son intégration dans le contexte culturel dans lequel elle s’inscrit.

Aquaserge (FR)
Aquaserge s’est formé en 2005 autour de musiciens désireux d’explorer les profondeurs abyssales du rock : kraut, noise, progressif, free… et d’exploser le « format chanson », dans l’esprit fin 60’s, à la manière des: Wyatt, Gainsbourg, Coltrane, Zappa, Hendrix, Beach Boys… Leur musique est composée collectivement en studio et raconte, d’opus en opus, l’étrange mythologie du capitaine Serge errant dans les abysses à bord de son sous-marin cigare. De 2007 à 2014, Aquaserge a vécu en communauté dans une ancienne ferme du Lauragais à Tarnac. La Mami, lieu-dit ainsi nommé par référence à la mamelle des vaches, fut fondée sur l’envie de dissoudre toute dépendance économique et de «faire tout soi-même». La musique d’Aquaserge est donc née dans une étable.

Illustration SIGNAL #7 : Charlotte Peys

Appels à participation

Vous avez envie d'explorer la ville autrement, et de participer à une intervention artistique dans l’espace public? Nous cherchons des participant·e·s!

PROJET 1 :
"Déviation" / Maria Sideri (GR)


Workshop gratuit avec Maria Sideri du 27 au 31 août  + performance finale le 23 septembre.
Ce projet rassemblera des habitant·e·s de Bruxelles de tous les horizons, de tous les genres et de tous les âges, pour travailler sur la question des quartiers dans lesquels on ne se rend pas (parce qu’on y a peur, parce qu’on est gêné·e d’y aller, parce qu'on ne s’y sent pas bienvenu·e, ou parce que c’est socialement mal vu). Les participant·e·s partageront leurs impressions, réaliseront des cartes subjectives et écriront des textes ou des chansons pour se réapproprier ces espaces, qui seront ensuite présentés dans le cadre d’une procession mêlant chant, textes et rap, et reliant ces divers endroits dans la ville. Nous cherchons des participant·e·s intéressé·e·s par la danse, le chant, le rap, le slam, l’écriture, la musique, …

PROJET 2 :
"Défilés" / Annie Vigier et Franck Apertet (les gens d'Uterpan) (FR)


Mouvement collectif dans les rues de Bruxelles le 23 septembre  (+1 répétition au choix le 20 ou 21 septembre).
Que représente une manifestation sans pancarte, sans slogans ? Que pourrions-nous vivre en prenant part à une marche de contestation, mais sans cause, sans objet ?
Que resterait-il du geste politique dans une déambulation collective reprenant les mouvements de la manifestation, mais dépouillée de ses revendications ? Les chorégraphes français Annie Vigier & Franck Apertet (les gens d'Uterpan) vous invitent à rejoindre le cortège de "Défilés" dans les rues de Bruxelles, pour une performance qui place au centre la question de l’engagement. Nous cherchons des participant·e·s de tous les horizons.

PROJET 3 :
"No Regret" / Le Geste qui sauve/Liévine Hubert (BE)


Chorégraphie participative sur la Grand Place de Bruxelles le 23 septembre (+ 1 répétition au choix le 20 ou 22 septembre).
Une ritournelle gestuelle pleine de finesse et de puissance. Liévine Hubert nous parle dans un langage sans mots, étrangement déroutant. Ses gestes délicats nous tiennent en haleine. Jusqu’à ce qu’on arrive au bout du tunnel, et qu’on comprenne le message. Nous invitons plusieurs dizaines de participant·e·s sà rejoindre Liévine Hubert sur scène pour un grand moment collectif. Une image que peu oublieront. Nous cherchons des participant·e·s de 5 à 95 ans de tous les horizons.

INFOS & INSCRIPTIONS :
lorette@cifas.be
0472215875